Deux expositions au Palais des Arts d'Amos : «Persistance de la mémoire» et «Brut et Fragile»
Publié le 5 décembre 2009
À partir du dimanche 13 décembre 2009 jusqu’au 12 mars 2010
«Persistance de la mémoire»
Peintures, collages et medium mixtes.
Marie-Andrée Brisebois, Céline Brochu, Armande Ouellet et Chantal Vallières.
Les artistes en cause ici ont en commun d’avoir poursuivi leur quête au-delà de l’apprentissage réalisé dans le cadre du certificat en arts plastiques de l’UQAT. En plus de divers perfectionnements individuels, elles poursuivent actuellement un certificat en peinture offert par la même université.
Si elles sont animées d’une même motivation : «travailler pour gagner sa vie et créer pour ne pas la perdre..» et que leurs sources d’inspiration présentent dans certains cas des parentés évidentes, les œuvres présentées révèlent fort bien la singularité ou l’originalité de chacune.
Marie-Andrée Brisebois utilise actuellement la peinture acrylique, le collage fait aussi partie des techniques qu’elle privilégie. Créer des contrastes d’ombre et de lumière, de chaud de froid, de matière vivante et de matière inerte caractérisent ses œuvres comme les formes rondes et généreuses. Son inspiration est d’abord liée à une quête des origines, de mon origine autochtone d’abord et des origines de la nature ensuite.
Céline Brochu travaille principalement avec l’acrylique et privilégie les moyens et grands formats et s’emploie à faire vibrer la couleur. Elle utilise la lumière pour apporter dans ses tableaux la légèreté, l’allègement de la matière. C’est dans la nature qu’elle puise son inspiration, les couleurs, la forêt, la lumière de ses clairières, le vol des oiseaux, tous les lieux qui élèvent le regard.
Armande Ouellet Ses œuvres témoignent de son attachement profond pour le bois, valeur reçue en héritage. Son support de base demeure toujours le bois, la peinture, l’encre où l’encaustique vient s’y déposer en tentant la symbiose avec le support. Ainsi, le bouleau, l’épinette, le frêne et même le tremble trouvent place, parfois comme simple support et parfois en affirmant fortement leur présence dans l’œuvre.
Chantal Vallière aime développer des formes et faire des combinaisons entre la peinture et le dessin. Elle affiche un goût marqué pour les collages, elle est particulièrement fascinée par des matières déjà chargées de mémoires, de texture, de structures et de formes. Son utilisation de la couleur nous plonge souvent dans les souvenirs ludiques de l’enfance.
Source : Monique Ouellet
«Brut et fragile»
Shirley Rivest
Au cours des dernières années, à mesure que les toiles s’additionnent au rythme de mon inspiration, je découvre une trame de fond qui se dessine à travers ma production. Deux mots me viennent alors pour exprimer cette dichotomie que je perçois,«Brut et fragile ».
Réelle dichotomie ou plutôt complémentarité ? Car je retrouve ces contrastes non seulement dans mon œuvre, mais aussi dans la nature, au sein des relations, au cœur même de la vie. C’est un leitmotiv essentiel à ma création.
La couleur appliquée sur la toile, l’encre ou l’aquarelle sur papier sont à la fois source d’inspiration et finalité.
Ma formation m’a menée vers une approche de la peinture fondamentalement intuitive et coloriste que j’approfondis dans l’exploration de l’ombre et de la lumière mais également dans l’esprit d’un travail de la couleur en soi.
De plus il importe de mentionner la quête spirituelle et existentielle qui accompagne ma démarche picturale. Au-delà de l’effet, du contraste et du rendu, ma création tire sa force de ma volonté de m’affranchir des conventions artistiques, de libérer mon geste et mes propres visions relatives au champ des arts visuels. Ma démarche artistique se situe donc entre la création et la réflexion, entre la tache de couleur et sa perception par le lecteur.
Le tout ainsi que ses parties sont porteuses de cette dichotomie, ou parlons-nous de complémentarité ? L’endroit et l’envers d’un même thème ? L’ensemble de l’œuvre, tout comme chacun de ses éléments reflète le « Brut et fragile ». L’ombre et la lumière s’y complètent et se repoussent. La tache de couleur et la ligne s’emmêlent et se séparent.
Source : Shirley Rivet
En savoir plus
http://www.palais-des-arts.odexpo.com
Source
Pierre Baribeau
Palais des arts Harricana
819-732-4497
Abitibi-Témiscamingue
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